jueves, 21 de abril de 2011

La voix que Martine entendait




Martine sortit de chez elle sans rien dire à personne, sans un mot, comme si elle sortait pour la dernière fois. Elle avait à nouveau entendu le murmure de cette voix qui ne cessait de lui parler… Elle ferma soigneusement la porte, bien consciente d'être observée, mais quand elle se retourna, il n'y avait personne, elle donna un autre tour de clé. Elle désobéissait ainsi à son médecin qui ne voulait pas qu'elle ferme sa porte à clé. Dans la campagne, une fois la nuit tombée, car il faisait nuit, il devait même être autour de neuf heures du soir à peu-près, c'était l'heure du dîner de Martine. Elle commença d'abord à marcher d'un pas lent, sans direction précise, puis elle se laissa submerger par les murmures qui l'appelaient, non pas dans son inconscient, non, ces voix résonnaient dans sa tête, dans son esprit, elle les entendait et ces sons ne cessaient de l'appeler. Elle retourna chez elle pour ouvrir la porte et la laisser ouverte, ainsi, s'il lui arrivait quelque chose, la personne qui viendrait la chercher pourrait entrer sans difficulté. La torture continuait, les mots et encore les mots martelaient son esprit et l'appelaient vers un lieu inconnu. Elle commença à marcher jusqu'à un lieu solitaire, une solitude qui enveloppe, qui surprend mais qui invite aussi à rester soumise, livrée au pouvoir de la solitude, totalement livrée. Elle se retrouvait au milieu d'une campagne sombre et sa tête était remplie de champs sémantiques où tout se liait, le paysage qui l'entourait et les idées qui la tourmentaient en bouillonnant dans un mélange de mots : lichen, sanglots, branche, fleur, chemin, blé, bêche, faux, cape, noir, mort, gris, amie, nuage, ciel, étoile, noir, terre, boue.
- Qu'est-ce que tu fais là ? entendit-elle au milieu de sa folie lexicale.
- Qui me parle, maintenant ? demanda-t-elle dans le vide de la nuit.
Personne ne répondit.
- Viens, viens ici, entendit-elle à nouveau.
C'était une voix de femme. Martine connaissait cette voix, c'était la même voix de toujours qui jouait à la faire souffrir.
Elle décida de continuer sa promenade. Promenade ? On pourrait tout aussi bien dire fuite. Cette fois-ci la voix se faisait entendre avec plus de force. Elle parlait sur le même rythme que la marche de Martine. Elle se mit à courir, Martine entendait derrière elle un énorme halètement. Elle arriva enfin au petit bois habituel, à quelques quatre kilomètres de chez elle.
Martine faisait ce parcours en footing, presque tous les jours, suivant les recommandations de son médecin, pour se libérer de toute son adrénaline. Tout d'abord, le chemin de la moisson, puis celui des tournesols, tourner à droite par les prés de la Ferme aux poules d'Etienne, continuer par le Manège aux chevaux de Otto, l'Allemand, poursuivre deux cents mètres encore et laisser sur la droite l'Etable, pour arriver au bois de la Vierge au pain. C'était une légende bien connue dans la région. A dire vrai, il n'y avait pas de vierge mais dans la région c'est ainsi qu'on dénommait ce petit bosquet : Le Bois de la Vierge au pain, tout simplement parce qu'au beau milieu des feuillages, il y avait une statue de femme entourée d'enfants qui évoquait Henriette, une femme qui, pendant l'occupation allemande, fournissait de la nourriture aux nombreux enfants sans qu'on sache vraiment d'où elle tirait ce pain. Elle aida à la libération de nombreux prisonniers et fugitifs et elle fit partie de la résistance. A la fin de la guerre, une fois la France libérée, elle disparut mais elle avait tant fait pour tous les gens de la région qu'elle devint l'héroïne du village. Martine pensait, en allant à ce bosquet, qu'elle allait parler avec elle et par conséquent, ne se sentait nullement seule. Elle parlait à la statue, c'était déjà ça.
Elle se disait ce que nous savons tous, à savoir que plus on se rapproche de la mort, du passage à l'au-delà, mieux on communique avec les êtres et les âmes des défunts. On dit aussi que les bébés, tout frais nés, quand ils dorment, retournent à leur ancien logis. Est-ce mieux ou pire ? Ils ne savent pas le dire mais on peut le deviner à leur regard d'outre-tombe.
Martine était malade, en fait, l'histoire de l'adrénaline était un mensonge, c'est le médecin qui lui avait dit cela pour dire quelque chose, et de toutes façons, faire du sport ne fait pas de mal, théoriquement du moins. La voix vint du bosquet de plus en plus forte et finit en cri : "Viens, Martine, viens m'aider… En arrivant, elle trouva la statue d'Henriette, comme d'habitude et la voix poursuivait. Elle se souvint qu'à sa dernière consultation, son médecin lui avait demandé d'apporter des photos de son enfance et de différentes époques de sa vie, ce qui l'avait laissée bien perplexe. Elle se souvint aussi qu'elle avait vécu deux jours d'angoisse, sans prendre ses médicaments, et cela l'aidait à se souvenir, mais elle ne pouvait cependant pas éliminer les bruits horribles de sa tête, le train, les mots qui frappaient, les hurlements, les cris et la voix de cette femme.
Même si le médecin le lui interdisait, Martine se sentait heureuse de ne pas prendre ses médicaments, mais elle était bien malheureuse aussi. Dans une poche de son manteau elle avait un petit miroir, elle le prit et se regarda au milieu de la nuit, éclairée seulement par la faible lumière des étoiles. Elle entendit à nouveau la voix :
- Ce n'est pas toi, Martine, tu n'es pas Martine, c'est moi.
Mais en cherchant son visage dans le miroir, elle ne voyait que la statue blanche d'Henriette. Elle cria, cria jusqu'à évacuer de sa tête les mots, leur signification et cette identité d'inconnue.
- Voilà que je me meurs, pensa-t-elle. Mais oui, et ma mère vient me chercher.
- Non, non, je ne suis pas ta mère, Martine. Je suis toi, je suis toi.
- Mais qui es-tu, qui ? criait-elle, désespérée.
- Moi, je suis toi, Martine, je ne suis pas Henriette, je suis Martine, tu es Henriette et tu ne veux pas le savoir.
Martine se remémora comme dans un éclair toute sa vie, le temps de la guerre spécialement, les souffrances et les tortures qu'elle endura aux mains des Allemands, elle ne voulait rien révéler de ce qu'elle savait. Avant de mourir dans ce bois tant aimé où elle se promenait quand les médicaments la laissaient réfléchir et libérer son esprit, elle se reconnut elle-même et elle fut ravie d'accepter, ne serait-ce que quelques minutes, tout son passé.
                                                     
Le lendemain, les voisins découvrirent le cadavre de Martine dans le bosquet près de la statue d'Henriette. Elle avait eu un anévrisme de l'aorte, mais elle avait eu le temps de réfléchir. La police et Interpol cherchèrent à joindre sa famille. Ils trouvèrent un frère qui vivait à Berlin, Oliver. Il arriva pour reconnaître le cadavre bien que selon son frère, Martine, qui s'appelait Henriette Bauer, était morte pendant la guerre. Il entra dans la maison, toujours ouverte, sur les recommandations du médecin, et trouva tout son petit monde, il rassembla ses affaires tout en laissant couler quelques larmes. La maison appartenait à Martine. Oliver ne croyait pas ce qu'on lui disait, tout lui était étranger et c'est tout ce qui lui restait d'une sœur qui avait été déclarée disparue mais qui avait continué à souffrir et à vivre en silence. Un voisin lui dit que Martine vivait seule, qu'elle était schizophrène mais qu'elle n'avait jamais fait de mal à personne et tout le monde l'aimait bien car elle leur rappelait Henriette, l'héroïne du village.
Son frère Oliver leur dit qu'il ne connaissait rien des héroïnes, il savait seulement que sa sœur avait fait partie du contrespionnage pour les Allemands et que ces derniers, une fois la guerre finie, l'avait torturée jusqu'à l'extrême et l'avait laissée pour morte. Personne ne pensait qu'elle reviendrait à ce petit village de Vihiers où elle avait établi son centre d'opérations et personne ne la reconnut pendant le temps de sa maladie. Elle était aimée de tout le monde. Séquelles de nos voisins allemands.


lunes, 18 de abril de 2011

Envie de danser dans un Dépôt de Vente

Les Espagnols ont un énorme problème historique et psychologique vis-à-vis des produits d'occasion, ils y sont opposés. Le marché des voitures d'occasion est peut-être celui qui s'en tire le mieux mais pour tout le reste, il semble déshonorant d'acheter quelque chose qui ne soit pas neuf à coup sûr. Atavisme culturel, un point c'est tout. Nous avons une mentalité excessivement capitaliste et en plus nous comprenons mal ce capitalisme parce qu'y compris dans les pays qui jouissent d'un bon niveau économique, ils savent profiter des choses et les revendre. En Espagne tout se jette. Quand j'étais à Osaka, une fois par mois, les Japonais sortaient les affaires dans la rue et c'étaient bien souvent les étrangers qui récupéraient tous ces objets qui étaient du matériel pratiquement neuf et l'utilisaient à nouveau. Il faut dire à ce propos – du moins, d'après ce que j'ai pu en voir – que les Japonais ne peuvent investir dans l'immobilier, alors ils mettent leur argent dans de petites choses qu'ils balancent au bout de deux mois. Il s'agit d'un mixeur, une petite voiture d'enfant, un fauteuil, un grille-pain, un poste de télévision… en plus c'est le pays de la technologie… ils investissent donc dans du flambant neuf, des objets de loisir, du matériel pour apprendre des langues étrangères… et les voyages… que faire d'autre ! J'ai vécu là-bas, il y a vingt ans, je ne sais pas comment c'est aujourd'hui. Cette coutume, celle de sortir les affaires dans la rue, on la retrouve en Hollande, je le sais de source sûre et les Allemands recyclent et cherchent aussi une nouvelle vie… Toute l'Europe profite de ces choses-là, tous, sauf les Espagnols qui, après le coup de trique qu'ils viennent de recevoir, après la grande gifle reçue sur le plan économique, ces dernières années, après cette spéculation éhontée, ils ont reçu un bon coup sur le nez et je m'en réjouis. Malgré tout, ils n'ont pas l'habitude de changer les meubles contre d'autres à la boutique du Dépôt de vente, ni d'aller chez les antiquaires… Pourquoi donc ? De toute façon, les boutiques à cet effet sont très peu nombreuses et on y trouve des choses très chères. Dans un dépôt de vente, comme son nom l'indique, on laisse des objets (du linge, des appareils électroménagers, des affaires d'enfants, de la vaisselle, une bicyclette, une voiture…) en dépôt jusqu'à ce qu'ils soient vendus, ceux du magasin en tirent un pourcentage, dans certains cas oui, dans d'autres non… et voilà. Les Français vivent de ce négoce, c'est pourquoi beaucoup de magasins se consacrent à cela et on y vend de tout, des choses les plus anciennes jusqu'aux plus modernes.

                                            
               
Nous avons toujours appelé ces objets des objets dégriffés, puisqu'ils sont d'occasion, mais aujourd'hui on dit tout simplement que ce sont des articles d'occasion. Ici, en France, on appelle dépôt de vente, ce genre de magasin et on peut trouver de tout. Il y a aussi la Brocante ou les Antiquités où les prix sont beaucoup plus accessibles que chez nous parce que c'est un autre monde. Il y en a généralement un ou deux dans chaque localité et souvent les objets appartiennent au brocanteur, c'est-à-dire qu'il les a acquis dans différents dépôts de vente et il monte son petit commerce, voilà. Pour moi, tous ces types de magasins sont d'authentiques lieux d'histoire, l'histoire de l'Humanité. C'est une coutume en Europe d'organiser aussi des "vide-greniers", c'est-à-dire tout ce qu'on veut voir disparaître de chez soi, on les met en vente à bas prix et les autres viennent acheter. Avant un déménagement par exemple ou tout simplement quand on veut se défaire d'objets inutiles, les voisins du quartier peuvent venir te soulager et s'en vont tout contents avec ces objets de seconde main quand cela ne vaut pas la peine d'investir dans du neuf.
Aujourd'hui fait parti d'un de ces jours où je me dis : Pourquoi n'irais-tu pas faire un tour dans un de ces magasins que tu adores ? Jeter un coup d'œil ne mange pas de pain et même si tu succombes à la tentation, ça n'excèdera pas trente ou quarante euros ; les prix sont en général très bas et on peut se procurer de tout. Quel mal y a-t-il à tout cela ? Evidemment ça n'a rien à voir avec les achats de crèmes par exemple où là, l'escroquerie est manifeste, et on sait bien que les résultats sont bien souvent nuls : personne n'améliore sa beauté après l'usage de ces crèmes, on vieillit toujours aussi vite, sauf qu'on est un peu plus ruiné !

Je suis alors entrée dans la boutique et aussitôt une petite musique de discothèque m'a enchanté les oreilles, vous savez, ce genre de musique qu'on entend à peine mais qui vous poursuit de son rythme. Cela fait si longtemps que je ne suis pas allée à une discothèque, il y a bien, 20 ans, figurez-vous ! (Voilà ce que je me disais à moi-même). Quand Carmen González a donné sa première conférence… Quelle horreur ! Je passe dans le coin des ordinateurs et là, je commence à agiter un pied de droite à gauche, pin, pan, pin, pan, puis l'autre pied… pin, pan, pin, pan… et voilà que je commence à remuer les doigts de la main qui tient le sac, le tout au rythme de la musique que j'entendais… et allons enfants… la tête itou, tunga, tunga, tunga… me voilà maintenant dans la zone des vidéos… je constate que le magasin est tenu par des jeunes qui esquissent un petit sourire, mais bon, je pense que je ne suis vue par personne et je continue tranquille, dans les couloirs et je regarde partout. Ensuite, j'arrive dans le quartier des films, je vois que je suis toute seule, je n'ai pas même le loisir de discuter le coup avec l'un ou l'autre… : "Oh ! Tu as vu cela ? J'adore Robert de Niro !..." ou quelque chose du même genre, bon, je n'ai aucune amie pour échanger, mais celui qui s'occupe de la musique a compris que je suis attirée par le rythme, que je ne peux pas m'en passer, alors il met une autre chanson qui plaît très bien aussi, et je continue… riki, riki, riki, cha, cha, cha… et là, un genou dans le sac, la tête… tout se met à bouger tandis que je regarde les films… Que vois-je ? La petite maison dans la prairie, et avec tous les enfants, les livres à faire, je ne vais plus au cinéma, en plus c'est un sujet sur les sentiments… Et ça ? Qu'est-ce que c'est ? Bref, je me laisse influencer par tout et je n'ai pas l'occasion de voir beaucoup de films et je ne supporte pas ces films qui montent à la tête et qui ne me laissent pas dormir tranquillement. Il y a toujours un livre à résumer, un travail d'étudiant à corriger, un livre à lire ou un documentaire à visionner, je ne vais donc plus au cinéma, en plus celui-ci est particulier, bref, ce n'est pas grand-chose. Oh ! Toute la collection de Starsky et Huch ! Mon Dieu ! (Voix intérieure), mais ça remonte à Mathusalem !... c'est vrai, mais ça m'amuse… Tiens, le brave Mac Giver ! (c'est encore mieux !) la promotion fait qu'en prenant les 6 films indiqués à 3 euros, on fait une réduction de soixante pour cent… Bon, je vais y réfléchir et je vais revenir la prochaine fois. (Que je suis radine !) Je suis venue chercher un cadeau particulier pour une personne spéciale : je trouve un coupe-papier qui a appartenu à un aristocrate, des lunettes de 1768, c'étaient les lunettes d'un musicien, une partition de 1600, un briquet d'un Américain pendant la guerre, bref, tout a été la propriété de quelqu'un… Je suis en extase devant un des vendeurs qui a l'air tout étonné, mais comme je viens de le dire, je suis dans mon monde, c'est à dire que je ne me préoccupe pas du tout de ce vendeur, au pire il a pu s'imaginer des choses… tant pis, vous voyez, c'est ce que me procurent tous ces objets… surtout un jour comme aujourd'hui, j'en avais jusque-là de mes élèves… Toujours est-il que ma danse est maintenant déchaînée, débridée et je m'en fiche, je me mets à danser ouvertement, sans penser à ces gens qui peut-être me voient… Je suis heureuse, très heureuse parce que ce qui procure le plus de bonheur c'est ce qu'on fait de manière inattendue, sans aucun souci, sans y prêter attention et à un moment bien précis. Chiki, chiki, bum, bum, ratata, pin, pin… Je continue à parcourir le magasin où il y a vraiment de tout ! Chic alors ! Je trouve le petit cadeau spécial pour une personne spéciale (ça je ne peux pas le révéler) c'est un sèche-cheveux de professionnel avec tous les accessoires, presque neuf, (enfin, d'occasion) et à côté, plusieurs aspirateurs, des congélateurs industriels, des cheminées… Tout est à bon prix… 14 euros. Je vois que les accessoires sont bien utiles, le prix aussi… et après tout qu'est-ce que ça peut faire qu'il ne soit pas neuf, il est dans sa boîte, il y a la garantie d'un an… c'est bon, je l'embarque… le tout sur un rythme de danse déchaîné.

                                              

 J'arrive à la caisse, le sèche-cheveux et le cadeau spécial dans les mains, toute contente… Je remarque qu'il y a des caméras partout dans le magasin, ce qui veut dire que toute l'équipe de vendeurs m'a vue danser dans le magasin… bon, peu importe, car à certains moments dans la vie, je m'en fiche, on peut bien faire ce qu'on veut, ça n'a rien d'indécent. Je paie le cadeau, le sèche-cheveux et le jeune homme me dit : "Vous allez l'air très heureuse aujourd'hui ! Je réponds que oui, oui, je suis parfaitement contente (je suis heureuse avec peu de choses, entre nous soit dit) j'ai passé un bon moment dans votre magasin… et, continuez à mettre de la bonne musique, de la musique sur laquelle on peut danser…


martes, 12 de abril de 2011

Ataque de baile en el Depot Vente


Los españoles hemos tenido el enorme problema histórica y sociológicamente hablando de ser reacios a comprar objetos de segunda mano. Probablemente el mercado de los coches sea el que mas predicamento ha tenido, pero con todo, parece como una deshonra comprar algo que no sea completamente nuevo. Atavismos culturales y nada más. Hemos tenido una mentalidad excesivamente capitalista y además hemos entendido muy mal ese capitalismo porque incluso en los países que gozan de nivel económico aprovechan las cosas y las revenden. En España todo se tira. Cuando vivía en Osaka una vez al mes los japoneses sacaban sus cosas a la calle y eran precisamente los "extranjeros" quienes recogían todo ese material que generalmente estaba prácticamente nuevo y se lo llevaba para ser reutilizado. Hay que decir al respecto que -al menos lo que yo pude ver- los japoneses al no poder invertir en propiedades inmobiliarias, gastaban en pequeñas cosas y en dos meses las tiraban, pues eso, una batidora, un carrito infantil, un sillón, una tostadora, un televisor...encima son el país de la tecnología...inversión en objetos, en flamenco, en ocio, en aprender idiomas... y viajes ¡qué sino podían hacer! yo vivi hace veinte años, ahora no sé cómo va la cosa. Esta costumbre -la de sacar los objetos a la rue, también la tienen los holandeses, lo sé de buena tinta y los alemanes reciclan y se buscan la vida igualmente...toda Europa aprovecha las cosas, todos menos los españoles que posiblemente y después del batacazo bestial, después de la gran bofetada a la chulería económica de estos últimos años y a la torera especulación, parece que se les han bajado los humos, me alegro. Con todo, no tienen la costumbre de cambiar sus muebles por otros en la tienda del Depot Vente, ni de comprar en Anticuarios ¿por qué? de todas formas las pocas tiendas que hay de estas cosas son carísimas. En un depósito de venta y tal y como la palabra indica, dejas el objeto (ropa, electrodomésticos, cosas de niños, vajilla, bicicleta, coche...) en depósito hasta que se vende, los de la tienda tienen un porcentaje, en algunas en otras ni eso...y listo. Los franceses viven mucho de este trajín, por tanto hay muchas tiendas que se dedican a estos asuntos y venden desde antiguedades hasta objetos muy modernos.
Estos objetos toda la vida los hemos llamado familiarmente de "segunda zarpa" como todo lo proveniente de segunda mano, pero bueno ahora se llaman de "ocasión"´. Aquí en Francia se llaman Depot Vente, y puedes encontrar cualquier cosa, pero cualquier cosa,  la otra modalidad son los Brocantes o Anticuarios mucho más adsequibles de precio que en nuestro país porque es otro mundo y cada pueblo tiene uno o dos, generalmente los objetos que pertenecen al Brocante pertenecen al dueño, osea es él el que los ha adquirido a diferencia del Depot que el dueño solo pone la tienda y el trajín, claro. Para mi, tanto unos como otros, constituyen un auténtico lugar de Historia de la Humanidad. Es costumbre por Europa igualmente vaciar el granero "Vide Grainier" es decir que de todo aquello que te quieres deshacer te deshaces y otros vienen a comprarlo a muy bajo precio. Es el caso de que te quieras mudar por ejemplo de casa o simplemente te quieres deshacer de objetos innecesarios, los vecinos de los alrrededores vendrán a liberarte y contentos se irán a su casa al llevarse cosas por las que no merece la pena pagarlas nuevas.
Hoy es de esos días que me he dicho a mi misma ¿por qué no te vas a mirar a una de esas tiendas que tanto te gustan? Total por mirar no se pierde nada y aunque caigas en la tentación la cosa no pasará de veinte, treinta o cuarenta euros, en general, los precios están tirados y  puedes arrasar llevándote de todo. ¿Qué mal hay? Evidentemente no es lo mismo que cuando vas a comprar por ejemplo cremas donde el timo está asegurado, el engaño también y el resultado ya sabemos que será nulo: nadie mejora su belleza con las cremas, seguimos envejeciendo igual solo que con más ruina.


Entré en la tienda y al tiempo comenzó a sonar un música discotequera de esas que hace la toña de tiempo que no escuchas y que tiene mucho ritmo. ¡jo cuánto hace que no voy a una discoteca, lo menos, lo menos, 20 años! (pienso para mi fuero interno) Cuando Carmen González se estrenó en el Congreso con su primera conferencia...qué horror! Voy a la zona de ordenadores, delante de ellos comienzo a mover un pie de derecha a izquierda, pin, pan, pin, pan, luego el otro, lo mismo, pin, pan, pin, pan...ahora la mano que cogida al asa del bolso comienza a mover los deditos al frenético rítmo de la música, pimba, pimba, pimba...Marchoncio total, ahora la cabeza tunga, tunga, tunga...voy caminando hacia la zona de vídeos...me doy cuenta de que el establecimiento está regentado por jóvenes apuestos que esbozan una sonrisilla, bueno, creo que nadie me ve y sigo feliz por los pasillos mirando y mirando. Llego a la zona de películas de vídeo, me doy cuenta de que estoy sola porque no tengo con quien chafardear, pues lo típico: ¡has visto esta! ¡jo cómo me gusta Rober de Niro!...cosas de ese tipo, vale, no llevas a ninguna amiga, pero el que pone la música en la tienda ha entendido que te gusta el ritmillo, que lo necesitas incluso y pone otra canción que también mola y sigues, riki, riki, riki, cha, cha,cha...y así, con la rodilla el bolso, la cabeza...al tiempo que ves las películas. ¿Qué descubres? pues que prácticamente te quedaste en La casa de la pradera, que con tanto niño y tanto libro no vas al cine, porque además tienes el problema de lo de la sensibilidad, ¿y qué es eso? pues que todo te influye y es poco el cine que puedes ver y soportar sin que te haga polvo el coco y que luego puedas dormir correctamente. Siempre hay un libro que reseñar, un trabajo de un estudiante que corregir, un libro que leer o un documental que ver, con lo cual no veo cine y solo el que me de algo especial, osea que la cosa se reduce a poco. ¡Oh, qué bien la colección completa de Starsky y Huck! hija mia (voz interior) si tiene más años que Matusalén...ya, pero me entretiene...¡anda el pringao de Mac Giver! (peor todavía) la oferta era que si te llevas siete peliculas que marcan 3 euros te rebajan un setenta por ciento...Bueno, me lo pienso y vengo el próximo día. (qué tía más cutre). He venido a comprar un regalo especial para una persona especial: encuentro un abrecartas que perteneció a un aristócrata, unas lentes del 1768 que fueron de un músico, una partitura del 1600, un mechero de la guerra de un americano, lo bueno es que todo ha sido de alguien...Miro extasiada a uno de los vendedores que se queda extrañado pero como acabo de decir, yo estoy en mi éxtasis, es decir, que lo de menos es el muchacho que no me interesa lo más mínimo y que a lo mejor le he dado otra sensación...tanto peor, ya ves tú, el interés que me dan a mi estos asuntos, menos en un día que he terminado de alumnos hasta la boina. La cosa es que mi baile ahora ya es frenético, abierto y pasota, osea que me pongo a bailar directamente y sin cortarme pensando que nadie me ve y feliz, muy feliz porque las cosas que más felicidad procuran al ser humano son las que hacemos de forma inesperada, sin preparación ninguna y en el momento más impreciso. Chiki, chiki, bum, bum, ratatata, pin, pin...Sigo y sigo por la tienda en la que hay de todo y ¡albricias! encuentro además del regalo especial para persona especial (este no lo puedo revelar) un secador de pelo profesional con todos los accesorios casi nuevo (de segunda zarpa) al lado de varios aspiradores, congeladores industriales, chimeneas...todo a buen precio...por 14 euros. Lo de los accesorios veo que me pone, porque son útiles, y el precio encuentro que también es útil y a mi que más me da si es nuevo o no, tiene su caja y todo y un año de garantía...pues nada arramplo con él, esta vez, con baile frenético.
Llego a la caja, con el secador y el regalo especial, feliz y etérea. Observo que tienen cámaras por todo el establecimiento, lo que quiere decir que me han visto todo el equipo de vendedores bailotear por su tienda, lo que me da igual porque a estas alturas de la vida poco me importa, mientras lo que uno haga no sea nada indigno. Pago el regalo y mi secador y el joven me dice: Madame, etes-vous très content aujour'hui? A lo que le respondí, que sí, que sí, que sí, que estoy muy contenta (con poco me conformo dicho sea de paso) y que lo paso muy bien en su tienda... y que eso sí, no dejen por favor de poner buena música y que sea bailable.


viernes, 8 de abril de 2011

El Marcelito, o el hombre parásito



Continuó su misma e impertérrita parálisis social día tras día hasta que no pudo soportarlo más y pensó que quizás no estaría mal poner a trabajar por fin su voluntad. No lo consiguió. Desde pequeño lo único que sabía hacer como Dios era quejarse, ver todo lo absolutamente negativo que era lo que le rodeaba, ver lo que tenían los demás, envidiaba con ahínco aquellas cosas que no le pertenecían, aquel rostro que no era el suyo, aquel color de ojos, lo que tenía uno, el desarrollo del otro, esos cabellos rubios revueltos...los suyos eran lacios y negros. Cualquier cosa de los otros era siempre mejor que lo suyo y por lo tanto materia envidiable, deseable, toda persona termina por ser envidiosa si no es capaz de poder ver lo que tiene en su interior o exterior de buena. Marcelo fue educado además en el espíritu de la comparación, es decir que su madre pasaba la vida a amonestarle con esos ejemplos tan vistosos de: -ves? No eres como tu primo, él siempre trae buenas notas a casa mientras que las tuyas son mediocres. Y tanto le repitieron lo de la mediocridad que terminó por convertirse en un mediocre primero internacional y después mundial. Las medianías nunca llegan a nada espectacular claro, por eso son medianías porque digamoslo así no llegan a implicarse profundamente en nada, son aquellos que jamás se parten la cara por otro, ni se quedan en pelotas (figuradas) declarando su amor a la persona equivocada, no, estos siempre miden lo que hacen, no vaya a ser que haga el ridículo, se dicen para sí, y claro, en función de lo que arriesgan eso consiguen, nada. No se implican a tope en ninguna religión, no se implican en política, menos con una mujer, tampoco con un hombre, estos no se sabe si querrán una familia porque lo tienen todo muy claro, a su madre tampoco la quieren mucho puesto que fue la responsable de su realidad chunga, de su presente deleznable y cabrón...no se complican la vida, digo, en nada, pero son auténticos víboras para criticar lo que hacen aquellos que sí se la complican y que sí se implican en la vida. Son especialistas por tanto en ver lo que hacen los otros y disfrutan como enfermos con las caídas y levantadas de los demás, sobre todo se sienten muy capaces de juzgar lo que hacen los demás, se les da como hongos, ese papel de juez es el que verdadermente les va, porque son especialmente víboras con cabeza de cerdo a la hora de juzgar la manera de hacer de las profesiones de los otros. Sí, esos que se lo curraron mientras que ellos no.
Bien, estos tipos como el Marcelo saben de todo, pero lo saben con aire de suficiencia porque en realidad están por encima del bien y del mal, son feos, pero no feos por sus rasgos físicos, el lector ya sabe que la fealdad viene de dentro de la persona y la belleza también, el que crea otra cosa está equivocado, no, la belleza no está fuera, no es la nariz...ni el cutis... Para Marcelo, para los Marcelitos la vida la tienen dominada porque ellos son muy listos y se extrañan cuando tú que eres se conoce una cabrona porque llevas mucho tiempo esforzándote sin llegar a nada pero sabiendo lo que haces, pues resulta que un día te va bien. Ahí es cuando se les rompen los esquemas, y ellos que jamás han arriesgado nada deciden querer hundir tu vida porque la suya sigue continuando a ser una existencia de paludismo zangoloteadora. No sé qué es peor aquel Marcelito que reacciona y se convierte en intruso de las profesiones...¡madre mía!
 
                                           
No quiso verse a si mismo jamás por la sencilla razón de que jamás ha querido llegar a ningún punto de inflexión ni de marcha atrás de su cabezona e insulsa pero machacona forma de vida. Encontrarse con un ser así, con un Marcelito es repudiar es sentirse renacer, volver a encontrar una nueva razón de vivir por la sola razón de la contrariedad de la naturaleza a la que siempre hay que contrariar. No y mil veces no, antes morir que ser Marcelito. Luchar, trabajar, morir en el empeño, eso es morir en el empeño de algo pero luchar y no morir en la nada del parasitismo del opinador gratuito, de ese ser nauseabundo que solo opina y que no hace nada, que solo destruye, que solo critica, que solo vive ¿de qué? De las rentas, del Estado, de la Sgae, de Cedro, de cualquier cosa, de cualquier entidad que le dé algo, a él que se lo merece todo por su santa cara, mientras los demás trabajamos y trabajamos y él, el Marcelito opina y cobra con una jeta deleznable y cobra y cobra sin trabajar viviendo y viviendo y opinando convertido en vago superlativo y nacional, ahora más europeo que otra cosa. El Marcelito pudiendo demostrar su incapacidad para sobrevivir se traslada a Francia o a otro país comunitario donde demostrando como nunca su nulidad social para no mantenerse por una u otra razón, que siempre acharará a los demás conseguirá que lo sigamos manteniendo estos desgraciados que sí trabajamos y que si algún día ganamos un concurso, llevamos con éxito una empresa, nos hacen académicos, ganamos dinero, o nos caen los títulos...según los Marcelitos no es por nuestro esfuerzo...no, que va, cómo va a ser por eso si un Marcelo en su vida sabe lo que es el esfuerzo, será ¿por qué? Porque hemos tenido suerte, esa que él no tuvo. Así se lo explican y así se han escrito y contado muchos pasajes de la Historia y de la vida de muchos y destacados personajes que pusieron su nombre y que los demás, los Marcelos los sentenciaron con la odiosa frase de “claro es que ha tenido mucha suerte” como si el esfuerzo no estuviese detrás del que llega a algo en la vida. Y Marcelo nunca entendió que llegar a algo en la vida no supone ser famoso, ni mundialmente conocido, no entendió que consiste en querer superarse a si mismo, en querer tener un plan personal (sí, de tu persona) de querer hacer algo por y para ti mismo con independencia del éxito social y de las opiniones  de los otros, es querer progresar y en ese esfuerzo se consigue el éxito. Pero los Marcelos eso no lo entienden y no comprenden por qué no quieres dejar de hacer cosas, osea de superarte. Yo prefiero tenerlos lo más lejos posible, la verdad ¡eh!

lunes, 4 de abril de 2011

Los diálogos de Lucas y Mateo

(La escena presenta dos personajes blancos, dos personajes de luz que pasean. El fondo del escenario representa un campo de margaritas, amapolas y dientes de león, es decir un campo de primavera.) Conversan preocupados pero con sabiduría. Lucas representa el cabello blanco y largo, barba y Mateo es un joven de unos 15 años.
Lucas.- Y yo te digo que la experiencia terrenal del hombre no es más que una prueba para ver si éste concentra sus esfuerzos, su mente y su alma en las cosas que contribuyan a la comodidad y la satisfacción de su naturaleza física, o si dedica su vida a la adquisición de cualidades espirituales.
Mateo.- Pero eso por qué, muchas personas no lo admitirán, por qué hay que vivir sujeto a unas leyes absurdas?
Lucas.- No, para muchos eso son leyes absurdas y para otros no. Pero esas son las leyes que definen que el hombre es un ser de dualidad.
Mateo.- Para mi no, para mi el hombre viene a la tierra para disfrutar de los placeres terrenales.
Lucas.- Y nadie dice lo contrario, querido amigo. Pero no me negarás que el hombre se define en su naturaleza con un cuerpo natural y un cuerpo espiritual. Para el que solo es terrenal el hombre solo es cuerpo. Sí, así será para el agnóstico o ateo como mejor quieras definirlo pero para el creyente no es así y te hablo desde mi perspectiva. Digo que así lo podemos leer en Abraham 5:7 "Y los Dioses formaron al hombre del polvo de la tierra, y tomaron su espíritu (esto es el espíritu del hombre) y lo pusieron dentro de él, y soplaron en su naríz el aliento de vida, y el hombre fue alma viviente".
  
Mateo.- Entonces, la pregunta en cuestión sería clara: entre ser indulgentes con nuestra naturaleza física y cultivar lo espiritual de nuestro yo, ¿cuál de las dos cosas nos brindaría más la vida en abundancia? ¿No es ese el verdadero problema?
Lucas.- El complacer contínuamente y en exclusiva los apetitos, deseos del cuerpo en una proyección hedonista del ser humano, solo trae una satisfacción momentánea, pero, en un momento determinado puede conducir a cierta desdicha.
Mateo.- ¿Por qué?
Lucas.- Porque no siempre hacemos del cuerpo cosas de las que no haya que arrepentirse, sin embargo, los logros espirituales producen un gozo del cual no hay por qué arrepentirse. Pablo en su epístola a los Gálatas menciona específicamente las "obras de la carne" y "los frutos del Espíritu" por si lo quieres recordar.
Mateo.- Sí, ya sé cual es aquella que termina diciendo que si vivimos por el Espíritu, andemos también por el Espíritu o algo así.
Lucas.- El hombre por tanto tiene un destino mucho más grande que la mera vida animal porque tiene la influencia del espíritu. Todo hombre, toda mujer que haya comprendido eso tiene un testimonio de la dualidad del hombre y éste tiene un cuerpo, como todos los otros animales lo tienen, pero tiene algo que solo proviene de su Dios, y es que tiene derecho a la inspiración y es susceptible a ella, es sensible a las influencias de su Padre Divino, a través del espiritu santo, que es el intermediario entre nosotros y el Padre y Jesucristo.
Mateo.- Entonces la verdadera prueba de cualquier religión sería ver qué clase de personas logra hacer.
Lucas.-La experiencia terrenal del hombre en realidad no es más que una prueba para ver si concentra sus esfuerzos, su mente y su alma en las cosas que contribuyan a la comodidad y la satisfacción de su naturaleza física, o si dedica su vida a la adquisición de cualidades espirituales. El hombre está a prueba hasta volver al Padre otra vez, después dará explicaciones de sus obras.
Mateo.- La espiritualidad es una meta, es la percepción de la victoria sobre sí mismo, de la comunión con el Infinito...pero no lo es para todo el mundo...esto me marea bastante.
Lucas.- Entiendo que te maree, no es para menos. Y no es para menos (por lo de...soy yo quien os ha elegido) Por supuesto que no lo es para todo el mundo. Hay muchos hombres que hacen (para mi) una continua parodia de si mismos cuando se contentan con trabajar o elevar una sola parte de la dualidad del ser, cuando se contentan con ser solo el hombre natural, el pasional. Aunque en realidad me da igual que cada uno haga como quiera, no me meto, pero sí expreso lo que quiero, estaría bueno.
Mateo.- Claro porque cultivar el otro, la inteligencia, el espíritu, requiere mayor esfuerzo, mayor dominio, una búsqueda mayor, más elevada, pero más eterna...así lo entiendo, ¿no?
Lucas.- Así, es, joven amigo. El verdadero propósito de la vida no consiste en una mera existencia, ni en el placer ni en la fama ni en las riquezas. El verdadero propósito de la vida es el perfeccionamiento de la humanidad por medio del esfuerzo individual y con la guia de la inspiración de Dios.
Mateo.- La verdadera vida, según esto, es una reacción a lo mejor que hay dentro de nosotros. El vivir sólo para los apetitos, el placer, el orgullo y el dinero, y no para el bien y la bondad, la pureza y el amor, la poesía, la música, las flroes, las estrellas, Dios, la esperanza eterna, es privarse del verdadero gozo de vivir.
Lucas.- Así es querido y joven amigo, pero eso no le sirve a todo el mundo y más te vale que no hables así con cualquiera porque entonces serás atacado muy duramente. Muchos otros hombres, contemplan esto como una agresión cuando ven que sus obras -que a menudo no son buenas- son puestas en evidencia y en el fondo su conciencia se resiste a admitirse como válido algo que en el fondo saben que no lo es.
Mateo.- Ya, y no voy a venir yo que soy un joven personaje a revolverles para que me echen del escenario.
Lucas.- Exactamente. El otro día ya nos tiraron todos los tomates del mundo...de modo que hoy, mejor nos vamos.
Mateo.- Sí, mejor, sigamos nuestro paseo por otro escenario  y a poder ser de otro mundo.

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