lunes, 23 de mayo de 2011

Ecole pour enfants, les jouets et les enfants



Comme on dit souvent dans le langage tauromachique "on ne voit pas les taureaux de la même façon derrière les barrières". Pourquoi ? La semaine dernière, j'étais à Madrid (pour ceux qui ne le sauraient pas, je passe une bonne partie de mon temps en France). Je devais présenter et signer quelques livres dans divers salons organisés par le Cercle des lecteurs. J'étais chez ma sœur quand j'ai surpris ma nièce, Marina qui jouait tranquillement avec ses poupées, un cadeau d'anniversaire. Elle était à l'école et comme elle disait, elle passait son temps avec "ses petits". A six ans, elle donnait un cours magistral. Les enfants donnent toujours des cours magistraux. Devant ses baigneurs réunis, tous bien habillés, les yeux fixes, les crayons et les ardoises immobiles, elle se donnait beaucoup d'importance. Ce ne sont que des poupées, auraient dit les adultes. Mais Marina était heureuse de donner ses cours de math, d'apprendre les voyelles, d'apprendre à écrire et elle répondait sur plusieurs tons à des questions qu'elle formulait elle-même. Personne ne lui répondait mais elle inscrivait une note pour chacun de ses élèves disciplinés et silencieux. Elle jouait, elle jouait sans fin, laissant libre cours à son imagination en même temps qu'elle s'inventait une profession : elle discourait devant un public, elle était pédagogue, elle était la maîtresse et partageait ses connaissances à des êtres qui n'attendaient qu'à participer, à comprendre et à apprendre ce qu'elle disait.
On sait bien que la réalité est tout autre.
Ces chères poupées d'enfants riches et super bien habillées, propres et respectueuses, écoutaient leur maîtresse. La réalité de cinquante étudiants dans une classe d'université est bien éloignée de la classe de Marina, mais que dans une mesure. Le professeur se prend pour un perroquet devant une assemblée qui ne répond pas aux questions, se désintéresse du cours et ne savent rien de rien… S'il n'y a pas d'objectif, pourquoi s'en faire ? Je préfèrerais les petits de l'école de Marina. Je pourrais donner libre cours à mes connaissances, je parlerais avec plaisir, je ne m'inquièterais pas du progrès des étudiants, je ne ferais en réalité qu'un monologue. J'adore les monologues et les discours. Vive les petits de l'école de Marina ! Passer de l'enfance à la vie adulte, quel défi ! La vie est un joue.
Marina, tu es et tu seras toujours ma petite savante.
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