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Burka


La question de la burka est toujours un sujet de discussion, un sujet absurde si on y pense bien car, au fond, ça n'est pas d'une importance transcendantale, non ? Les politiciens, les penseurs et les démagogues y consacrent beaucoup de temps aujourd'hui comme si c'était un sujet d'importance. La question de porter ou non un foulard sur la tête n'est pas un sujet préoccupant, sauf si on regarde tout, comme d'habitude, par le petit bout de la lorgnette. Il y aurait bien d'autres sujets à débattre.
De toute façon, cela ne regarde que les femmes, si ça leur chante de la porter, qu’elles la portent. Est-ce la communauté musulmane qui les oblige ou est-ce un problème de religion ? J'ai étudié un peu le Coran à la Faculté et je ne me souviens pas avoir rencontré de problème à ce sujet. On ne dit rien non plus dans les Ecritures sur le mariage des prêtres ou sur la tenue vestimentaire des évêques. Les chefs religieux de chaque religion doivent bien actualiser leurs rites de temps en temps pour coller à la réalité et réécrire leurs règles, espérons-le.
Je ne suis pas enchantée de voir les musulmanes se couvrir la tête, d'autant que la majorité d'entre elles sont très jolies, elles ont de beaux cheveux et en prennent grand soin mais elles ne les montrent pas. Pourquoi ? C'est leur affaire. S'abstenir du port du foulard n'est pas non plus signe d’intégration à la société où elles vivent. Ce n'est peut-être qu'une manière d'éviter tout conflit ou de se soumettre à la loi. La chevelure est objet de désir et elles se gardent du regard des autres, elles évitent la provocation. Elles peuvent aussi porter le traditionnel hidjab de manière intelligente et avec beaucoup d'élégance.
Pour certains voir une femme voilée est un signe d'appartenance à une religion, une justification de ce qu'elle est, de ce qu'elle sent, de sa forme de vie. Le problème n'est cependant pas dans le hidjab mais bien dans l'usage de la burka ou du Niqab, voile qui couvre la totalité de la personne ne laissant voir que les yeux. Ne pas voir la personne entraîne une certaine inquiétude et on est mal à l'aise quand on ne sait pas qui est derrière ce voile, qui se cache sous ce voile et pourquoi. Au fond, c'est assez logique, la peur s'est emparée de la société et le doute s'est installé aussi. C'est donc une réponse sociale. Quant au droit de la femme dont parlent les hommes politiques, pourquoi ne pas laisser cela aux femmes ? Les hommes n'ont rien à y voir, la femme est libre de se conduire à sa guise. Désire-t-elle rester voilée entièrement ? Si c'est son choix et non une imposition ou une concession, pourquoi pas ?
Quelqu'un veut se couvrir la tête complètement et porter des lunettes. Cela n'est en aucun cas un symbole religieux, il ne s'agit que d'un désir de passer inaperçu. Shahbaz Akhtar, commerçant pakistanais et porte-parole de la communauté chiite dit : "Chacun est libre de s'habiller comme il veut. Si une Espagnole se promène en bikini dans la rue, on ne lui dit rien. Si une femme veut porter la burka, qu'elle le fasse, que cela plaise ou non. Cela fait vingt ans que je suis à Barcelone, je n'en ai jamais vue… !" Bon, se promener dans la rue en bikini est assez rare et celle qui le ferait ne devrait pas s'étonner des conséquences. Mais là aussi, cela veut dire quelque chose. Chaque fois que j'ai vu des femmes en bikini, il s'agissait de prostituées. Personne n'ira penser que ce sont des représentantes d'une religion quelconque ! L'aspect physique est parlant. Ce qui frappe c'est ce que l'on voit. Dans les institutions, au travail, dans la vie quotidienne, devrait-on éliminer tout signe distinctif ? Les sœurs, plus discrètes de nos jours, ne sont jamais inquiétées à cause de leur costume, on ne leur demande jamais si c'est la communauté ou la société qui les oblige. Elles veulent se distinguer du monde, c'est tout. Elles affichent ainsi leur croyance.
Le problème à exhiber ainsi ses croyances comme un symbole, comme un drapeau fait qu’on devient plus vulnérable, selon l'idéologie représentée. J'imaginerais mal une fonctionnaire, habillée en sœur, tailler une bavette avec un autre concitoyen. C'est une affaire de relations sociales, d'environnement. On serait plus libre de penser et d'agir s'il n'y avait pas ces distinctions physiques de l'habillement. J'imagine mal de la même façon, une femme revêtue d'une burka en train de faire un cours à l'université sur l'évolution de la femme au XXIème siècle. Je l'imagine mal parce que je fais automatiquement un lien entre des croyances qui peuvent difficilement passer pour des symboles de révolution féministe et le discours dispensé. Tout est connoté et il est difficile d'être impartial. La société est complexe et parfois assez hypocrite.






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