lunes, 16 de abril de 2012

La religion en toute intimité



L'être humain a beau faire, il ne parvient pas à accepter que l'autre soit différent. C'est une bataille à jamais perdues que je ne parviens pas à accepter. Pourquoi n'acceptons-nous pas que notre voisin fasse les choses d'une autre façon, pourquoi vouloir imposer à l'autre ce qui est bon pour nous mais, est-ce vraiment bon pour lui ? La plupart des religions prônent la vérité, c'est-à-dire, l'unique vérité sans se préoccuper de savoir si l'autre a une autre vérité que la nôtre mais qui ne coïncide pas tout à fait. Le problème est qu'une lutte s'engage pour savoir qui a le plus raison, qui se laissera convaincre. Il faut faire le plus d'adeptes possibles, comme si avoir la foi était du même ordre que l'appartenance à un club. Toujours est-il que pour beaucoup, c'est comme ça. La question de savoir qui dit la vérité d'une religion à l'autre, n'a aucune importance. Il s'agit seulement de s'acquitter d'un devoir, de respecter le dimanche, jour recommandé comme le jour du repos pour rendre grâce à Dieu, le jour du Sabbat, où on a d'autres occupations que le reste de la semaine. Bon, mais cela sans fanatisme ni supercheries, bien entendu, parce que sinon, ce n'est pas valable non plus.

On ne voit que ça et bien sûr tout le monde peut se justifier : nous ne sommes pas parfaits, mais au moins, on fait des efforts… patati, patata. Je voudrais être toujours la même, bien agir tous les jours et me tromper le dimanche aussi. Je ne supporte pas ceux qui font toujours bien les choses, qui agissent merveilleusement bien et qui passent leur temps à chercher les failles chez les autres car pendant ce temps-là, on ne voit pas les leurs. Je les reconnais ces gens-là, à des lieues à la ronde. C'est horrible et je préfère les voir loin, on ne sait jamais.

On parle dans les Ecritures d'hypocrisie, d'être religieux en son for intérieur, mais comme si de rien n'était, on continue exactement pareil, on accomplit des rites, ce ne sont que des rites de société, on n'y croit plus, loin s'en faut. L'Eglise catholique a fait là une grave erreur en ne sélectionnant pas ses fidèles ou ses membres, en ne leur demandant pas d'être vrais, fidèles à leurs contrats, pour un oui pou un non, on permet aux gamins de faire leur communion même si les parents ne mettent jamais les pieds à l'église, sachant qu'en plus, à la maison, il n'y a aucune pratique. A quoi sert la communion, dans ces cas-là ? A quoi sert le baptême ? Pourquoi se marier à l'église si personne n'y croit et ne s'engage pas du tout pour la suite ? Si les prêtres étaient plus rigoureux à propos des sacrements, on aurait plus de respect, ce ne serait pas que des événements parmi d'autres. C'est bien triste. Dans certaines religions, les membres suivent un rituel, sans témoins, sur seule obligation des parents ou parce que les amis ou les autres membres de la famille le font… c'est bien triste aussi. On ne semble soigner que les apparences de la maison, mais si le loup arrive un jour, il emportera toute la maisonnée et personne n'aura la vie sauve car tout avait été construit en paille, c'est-à-dire sur quelque chose de peu solide. Dans la chrétienté, on célèbre ces jours-ci la commémoration de la mort de Jésus-Christ. Il a expié, il a souffert, il a sauvé l'humanité… C'est le chemin du retour au Père et c'est une chose sérieuse. Je ne crois guère aux manifestations extérieures, aux réunions en foule où on fait partie de la masse et on est bien forcé de suivre les mouvements de foule sans pour autant partager les idées des autres. Le Père connaît chacun de ses enfants et il s'adresse à chacun comme il veut, c'est pour cela que nous pouvons avoir une relation personnelle avec lui, dans l'oraison. Je crois à l'intimité, au silence, à la recherche de Dieu, par la personne, par la connaissance de la foi, dans l'étude et la réflexion mais, je crois de moins en moins à ces rassemblements en troupeau où c'est du chacun pour soi, unis seulement dans le paroxysme sentimental des représentations, ou des cris épouvantables des processions… Pour moi, ce n'est pas ça le chemin qui prépare à l'au-delà, car c'est cela en réalité la semaine sainte, comprendre les souffrances du fils de Dieu.





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